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Blockchain : un nouveau souffle de cybersécurité chez les avocats

Blockchain

Temps de lecture : 3 min

Savez-vous où partent vos données lorsque vous envoyez un fichier par mail ? Pouvez-vous garantir à votre client la confidentialité de vos échanges et de ses informations ?   Savez-vous que selon une étude d’Euler Hermes menée en 2021, 43 % des cyberattaques viseraient les petites entreprises, une cible de choix puisqu’elles sont peu ou mal armées pour se défendre.  Par ailleurs, deux entreprises sur trois ont subi au moins une tentative de fraude en 2021. Et si c’était votre cabinet ?   Vous l’aurez compris, les hackers ne se reposent pas, et il est devenu essentiel pour tous les professionnels de se soucier du sujet de la cybersécurité. A plus forte raison quand leur activité repose sur la confidentialité des données et un archivage minutieux!   Pour vous, on a mis en lumière une technologie qui révolutionne la cybersécurité : la Blockchain.  

Blockchain, kézako ?

Vous avez peut-être déjà entendu ce terme, et peut-être entendu des explications qui vous ont laissé(e) dans le flou. On va être sympa, on vous explique la Blockchain en quelques mots.
 
Une blockchain est un registre dans lequel les transactions sont enregistrées et distribuées sur un réseau d'ordinateurs appelés nœuds. Les possibilités de lecture, d'écriture et de participation à la validation dépendent du type de réseau, public ou à permission, et des droits accordés aux participants. L'identification repose sur des mécanismes cryptographiques dont la sécurité dépend notamment de leur mise en œuvre et de la protection des clés.
 
Le mode de validation dépend des règles du réseau utilisé, et non d'une distinction générale entre cryptomonnaies et autres données. Les participants autorisés appliquent ces règles pour valider les transactions et les blocs. La sécurité des échanges suppose aussi une gestion adaptée des accès et des clés cryptographiques.
 
Selon les règles du réseau utilisé, les transactions validées sont regroupées en blocs liés par des empreintes cryptographiques. Le hachage aide à vérifier qu'une donnée n'a pas été modifiée, mais il ne chiffre pas cette donnée et ne garantit pas sa confidentialité. La CNIL distingue explicitement hachage et chiffrement.
 
Une chaîne de blocs peut faciliter la traçabilité et la détection d'une modification des enregistrements selon son architecture. Elle ne garantit toutefois ni l'exactitude des données saisies, ni une intégrité absolue, ni à elle seule une politique d'archivage adaptée aux dossiers du cabinet. La CNIL recommande d'évaluer l'usage et l'architecture retenus lorsque des données personnelles sont en jeu.
 
Pour un cabinet d'avocats, une chaîne de blocs peut être utile à certains besoins de traçabilité, sans remplacer les mesures de sécurité et de confidentialité des dossiers. Lorsque des données personnelles sont traitées, la CNIL recommande de privilégier leur traitement hors de la chaîne et de n'y inscrire, selon le besoin, qu'une preuve cryptographique appropriée. Le contrôle des accès, le chiffrement lorsque nécessaire et une politique d'archivage restent à évaluer séparément.